2000 - “A la Roumanoff” reste 15 mois à l’affiche de Bobino
2002 - Le sketch “Internet” rejoint celui de la “Boum” dans les manuels scolaires - Première tournée québécoise “A la Roumanoff” - 12 villes 2003 - “Follement Roumanoff” reste 13 mois à l’affiche de Bobino 2004 - “Les Chéris d’Anne” - Acte 1 - Anne révèle ses talents d’animatrice et met en avant de jeunes humoristes 2005 - “Follement Roumanoff” - Tournée québécoise - 14 villes - Premier livre “Ça va être ta fête maman” aux éditions Hors Collections 2006 - “Anne et ses Chéris” - Acte 2 - Deuxième volet, nouveau casting toujours aussi performant ! Deuxième livre “Couples, petits délice de la vie à deux” 2007 - “Anne a 20 ans...” de carrière et reste 6 mois au Théâtre des Bouffes Parisiens avec plus de 75 000 spectateurs enchantés 2008 - En tournée dans près de 100 villes francophones depuis janvier 2008, elle a conquis plus de 70 000 spectateurs. - “Les Chéris d’Anne” - Acte 3 : avec encore plus de jeunes talents de l’humour 2007/2009 - Actualité bimensuelle dans l’émission de Michel Drucker “Vivement Dimanche”, dans la chronique “On ne nous dit pas tout” à travers son incontournable “Radio Bistrot” 2009 - Face à l’engouement de ses fans, Anne prolonge sa tournée et en profi te pour évoluer dans le quatrième volet des Chéris d’Anne Le 6 août 2009, Anne remonte sur les planches des Bouffes Parisiens jusqu’au 10 janvier 2010.
DU 6 AOUT 2009 AU 10 JANVIER 2010, ANNE ROUMANOFF ETAIT AU THEATRE DES BOUFFES PARISIENS
Anne ROUMANOFF reprend aux Bouffes Parisiens son one-woman-show. Monté l’an dernier, « Anne a 20 ans » est enrichi pour la circonstance de quelques sketchs inédits et d’un nouveau titre : « Anne, 20 ans et plus». Ce spectacle plutôt très drôle signalait déjà les mutations en cours : « Il m’est arrivé un truc auquel je ne m’attendais pas du tout, j’ai eu 40 ans » balançait-elle en entrant sur scène. Avant d’enchaîner : « mon mec m’a dit : t’inquiète pas, Anne, tu les fais pas, tu fais 39 ».
Ecriture serrée, rythme cadencé, scène arpentée en long et en large, Anne Roumanoff multiplie pendant une heure et demi , les mimiques et les accents, caricature son prochain et se moque d’elle-même, aligne les traits d’esprits et les franches grossièretés, glisse avec précision un mot tendre ou indigné entre deux accélérations loufoques, s’offre même le luxe de ne pas nous faire rire le temps d’un slam sombre et facétieux dédié à la tyrannie des régimes : « Mourir pour des idées, c'est tellement démodé - Rentrer dans son maillot, ça c'est vraiment le pied ». Bref, elle est tout à son affaire. Son truc ? Elle campe des personnages qui, postés aux quatre coins de la ville, voient tout le monde passer mais que personne ne remarque vraiment : la caissière de supermarché, la jeune vendeuse de fringues dans une grande enseigne, l’aide malade dans un hospice, voire , option radicale, Simone, échappée un moment du paradis pour assister à son propre enterrement. Et comme souvent ses témoins s’adressent directement au public (en mode « stand up comedy » pour le dire en termes techniques), cela donne un effet de réel assez prenant, et permet à Anne Roumanoff de cerner son monde de près.
C’est ainsi que celle que les gazettes appelaient déjà depuis quelques années la « sociologue du quotidien » s’est subrepticement muée en moraliste des années 00. Vous savez, cette ère dont l’imaginaire riant camoufle de plus en plus mal un réel plutôt flippant. Cette époque toute bizarre où chacun est invité à se prétendre trop libre d’être lui-même dans sa tête, mais qui dans les faits n’a jamais autant croulé sous les injonctions absurdes : soit cool et performant ! Bio mais connecté ! Citoyen très concerné par le débat politique mais voyeuriste surinformé du vaudeville élyséen. Autant de diktats qu’Anne Roumanoff, regard perspicace et humour vache, s’entend à tourner en dérision, avec une aisance burlesque qu’on ne lui connaissait pas.
Ce qui a changé ? Elle vous l’a déjà dit : il lui est arrivé un truc auquel elle ne s’attendait pas du tout, elle a eu 40 ans. Un âge où, souvent, on s’arrête, épuisé de courir après les images, où on commence à s’accepter tel que l’on est et donc à mieux regarder autour de soi. Forcément ça détend. Hey ! semble nous dire Anne Roumanoff : je crois bien que je suis devenue qui j’étais ! Je veux dire : j’assume ! Je flippe et je m’énerve ! Je foire, je me révolte et j’espère ! Je le reconnais : c’est bien moi et c’est même ce que j’ai de plus précieux. Voilà, c’est tout simple, mais de ces moments de vérité, Anne Roumanoff tire une énergie comique nouvelle. Elle se découvre ainsi une liberté de mouvement qui, de prises de risques en expériences inédites, en aura surpris beaucoup, et nous feront rire encore.